Je glisse

Hihi j’ai fait du surf !

Hier matin, j’ai pris ma première leçon de surf et c’était crevant.

C’était sur la plage de Matosinhos, une des deux plages du grand Porto connues pour le surf (avec celle de Espinho).

Le cours a duré 1h30 avec Vasco. Alors Vasco, comment dire, le stéréotype du surfeur mais on s’est bien marré. Il fait du surf depuis ses 16 ans, il a la quarantaine maintenant et a changé de vie il y a un an pour vivre de sa passion. Il était psychologue avant. D’ailleurs c’est la deuxième fois que je parle de Lacan avec un portugais, ça me poursuit un peu ça aussi.

Déjà ça commence par un échauffement, ils rigolent pas trop parce qu’ils t’assurent au cas où donc si tu peux éviter de te blesser chez eux, ça les arrange. Inutile de dire qu’on avait tout juste fini l’échauffement que je me demandais déjà quelle idée j’avais eu de vouloir faire ça. En même temps, Vasco suait déjà comme s’il venait de courir un marathon, ça doit être lourd tous ces muscles LOL.

Après, séquence au sol ou il t’apprend les bases et hop à l’eau. Alors au début c’est facile, enfin tout est relatif, c’est plus facile qu’à la fin. On va un peu avant les vagues et c’est lui qui choisit la vague et il te pousse pour te donner le début de vitesse et que la vague fasse le reste. Du coup, pas besoin de pagayer, tu « n’as plus qu’à » te concentrer sur les mouvements appris pour lever ton bide de là et tenir debout. Ça, ça va, c’est plus facile que je ne le pensais.

J’ai oublié de dire qu’hier c’était la journée la plus chaude depuis que je suis ici mais l’eau n’était qu’à 16 degrés. Heureusement, la combinaison est là pour ça mais elle ne protège pas les pieds. Alors va te mettre debout, sur un truc instable, quand tu sens plus tes pieds parce qu’ils sont congelés après plus d’une heure dans l’eau.

Autre difficulté, c’est qu’au début ça facile de faire l’espèce de pompe qui te permet de te relever sur la planche mais en fin de séance, mes p’tits bras ne voulaient plus rien faire LOL. Et ce qui te casse le plus c’est que lorsque tu te débrouilles pas trop mal et que tu arrives à te lever, à tourner, etc… Ba c’est à toi de pagayer pour chopper la vague et c’est à toi de la choisir donc autant te dire que là ça m’a finit. Tu t’épuises à pagayer pour chopper une vague (qui est peut être naze parce qu’elle va s’éclater trop tôt ou trop tard) et après faut encore que tu arrives à faire la pompe pour te lever… Pfiou ça m’épuise rien que d’y repenser.

Sinon c’était super, je me suis bien amusé, Vasco était sympa, j’y retournerai sûrement avant de partir de Porto et ce coup ci je prendrai l’option photo. D’ailleurs j’ai pris un big coup de soleil sur le nez, on dirait un gros alcoolo au nez tout rouge.

Sinon pourquoi cette photo de couverture ? Parce qu’après l’effort, le réconfort !

Bisous.